Notre vision

L’expertise, le partage d’expériences et de connaissances, est le ferment qui permet aux projets de naître et de réussir. On ne construit pas une infrastructure complexe sans ingénierie, sans calculs préalables et sans accompagnement. De même, on ne réalise pas des réformes publiques sans les avoir conçues, identifiées et organisé leur mise en œuvre ; identification, information, rédaction, formation, appui, mesure, contrôle, évaluation… autant d’étapes nécessaires qui sont la matière de l’expertise. Celle-ci, lorsqu’elle s’exerce au profit de pays moins développés ou en difficulté, en crise ou en sortie de crise, reste au demeurant le dernier champ sur lequel les pays développés disposent d’un avantage comparatif dans le monde en développement où l’aide des pays du Nord est rare et souvent, lorsqu’elle prend la forme de prêts ou est assortie de conditionnalités, concurrencée par d’autres formes de financement.

Les grands rendez-vous de 2015 et du post-2015 (Financement du développement, Objectifs du Développement Durable, lutte contre les dérèglements climatiques) consacrent le besoin d’avoir la capacité de mobiliser femmes et hommes prêts à partager leur expérience des politiques et leurs capacités d’analyse, au service de la formulation et de la mise en oeuvre de politiques et de projets de développement.

Rapports officiels et initiatives se succèdent depuis la fin des années 90 – c’était le siècle dernier – pour souligner l’urgence que l’expertise française soit bien placée sur les marchés internationaux comme dans les lieux d’idées afin que la France continue à peser sur les affaires internationales et qu’elle trouve un rôle à sa mesure dans le monde. Le rapport Tenzer, remis au Premier ministre en 2008 n’était pas le premier du genre, et il a depuis été suivi de bien d’autres, tant en France (rapports Maugüe, Berthou…) que dans les grandes institutions comme à l’OCDE. Le constat sur la base duquel est né IDEFIE – l’urgence de se mobiliser et de s’organiser – demeure plus que jamais pertinent.

Le marché international de l’expertise est considérable, plusieurs milliards d’euros chaque année de pures prestations intellectuelles et bien plus, si l’on mesure aussi leur effets induits sur les marchés de fournitures et de travaux. Les retombées pour les entreprises et pour l’emploi sont immenses. Au-delà de la dimension économique, ceux qui remportent ces marchés d’expertise finissent par imposer les normes, techniques et juridiques, les standards et les « bonnes pratiques », dans ce qui est une guerre économique mondiale. Ils le font d’autant mieux qu’ils « vendent » aussi leurs concepts aux groupes de travail des organisations internationales, aux think tanks et aux centres académiques mondiaux ou régionaux, ainsi qu’aux médias globaux ou spécialisés.

Depuis le constat de 2008, les grandes nations industrielles se sont adaptées et ont compris que leur présence sur les marchés internationaux et leur action aux côtés des pays qui doivent accompagner leur essor économique en répondant aux besoins essentiels de leurs citoyens.

La France n’est pas restée inactive et la création, à l’été 2014, de la fonction de Délégué à la coopération technique internationale, président d’Expertise France, nouvelle agence issue de la fusion de 6 opérateurs publics est le signe d’une volonté de réforme et d’adaptation à la réalité. Les entreprises françaises spécialisées en expertise en politique publique (assistance technique aux gouvernements et à leurs démembrements, agences, collectivités…) sont elles-mêmes particulièrement performantes puisqu’elles occupent les premiers rangs sur les financements européens.

IDEFIE est un lieu de débats, d’échanges, produisant analyses et propositions pour la mobilisation de l’expertise francophone en politiques publiques. Il est de nombreux réseaux spécialisés. IDEFIE en regroupe plusieurs et est le point de rencontres pluridisciplinaire ouvert, force de propositions, think tank consacré à l’expertise, en dialogue avec les opérateurs, les bailleurs, le secteur privé, le monde universitaire, les régions, les réseaux sectoriels…

L’observatoire de l’expertise, analyse, décrypte et partage avec ses membres le mouvement permanent dont ce marché est affecté.

Il s’agit ainsi de :

  • produire des analyses et organiser des débats sur les orientations, les perspectives de l’expertise internationale ;
  • organiser des échanges d’expériences entre professionnels et praticiens, firmes et experts individuels par des rencontres, des événements ;
  • être une force de proposition et un interlocuteur pour les pouvoirs publics, la Commission européenne, l’OCDE…
Page mise à jour le 17 mai 2016